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Un article sur la disparition du petit gibier

 
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Charles
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MessagePosté le: Dim 21 Nov 2010, 10:54 am    Sujet du message: Un article sur la disparition du petit gibier Répondre en citant

Bonjour, Very Happy

Voici un lien vers un article paru il y a peu et dans lequel un chasseur fait état de la disparition progressive du petit gibier. Sad

http://www.rtlinfo.be/info/vous/temoignage/754095/chasseur-inquiet-de-la-di…

Wink
Charles

Et voici l'article reproduit ci-dessous pour ceux ou celles qui ne sauraient atteindre l'article sur le site de RTL Info.

Voici le constat inquiétant d'un chasseur sur le niveau de population du petit gibier et l'état de nos campagnes affectés durement par l'agriculture intensive, selon monsieur Grumiaux.

"Il n’a pas fallu plusieurs journées de chasse pour comprendre que 2010 ne sera pas une grande saison au point de vue cynégétique. Dès les premières heures dans les champs avec nos chiens d’arrêt de plus en plus performants de génération en génération au fur et à mesure que les terres agricoles deviennent de plus en plus grandes, on voit vite comment la situation évolue.
Bien sûr, les immenses terres de maïs que nous ne chassons pas contiennent probablement quelques faisans qui y trouvent nourriture en  abondance et protection vis-à-vis des migrations des grands rapaces, mais cela n’explique pas tout, et, de nouveau il n’y aura pas de miracle cette année, et les efforts consentis depuis plusieurs années, le respect de la poule faisan, le nourrissage hivernal et les battues au renard n’auront fait que de limiter la casse et d’enrayer le désastre prévisible et amorcé depuis 2 ans.

Dès ma plus tendre enfance, j’ai accompagné les chasseurs et leurs chiens à l’époque où l’on tirait encore la caille, gibier merveilleux qui était abondant et qui disparut tout doucement sans que personne ne s’en émeuve.
Les haies ont disparu, les chemins de terre ont été labourés : on rêvait de remembrement, on allait produire en quantité à tout prix, peu importe les oiseaux, les insectes, les lièvres et la flore !
Tout fut bon pour augmenter les quintaux et les tonnes de froment, de betteraves ou de pommes de terre dont les parcelles ne cessent d’augmenter en proportion par rapport aux autres cultures.

Après l’hiver 78-79, les perdrix ont plongé à leur tour : on a tous cru que c’était la faute de cet hiver terrible mais les perdrix ont fait semblant de remonter et puis ont plongé à leur tour.
Actuellement, on nous dit avoir supprimé les insecticides les plus agressifs, les herbicides les plus toxiques.  C’est ce que l’on veut nous faire croire car en ce qui me concerne, je suis comme sœur Anne : je ne vois rien venir, et, ce que je constate, en revanche, c’est que la perdrix, dans presque toutes les régions, a presque totalement disparu.
 Certaines chasses en contiennent encore quelques dizaines de couples, notamment dans le Hainaut occidental mais dans la plupart des chasses, il ne reste que quelques couples dont on se demande bien comment ils ont résisté, seul espoir à une éventuelle reprise si la situation, par miracle, devait s’améliorer.
Qu’on ne vienne pas me dire que ce sont les chasseurs.  Il y a environ 10 à 15 ans que nous ne tirons plus de perdrix sur notre territoire en essayant cependant de les faire remonter à coup d’agrainoirs en grande quantité et en essayant çà et là de remettre quelques arbustes qui sont, une fois sur deux, automatiquement arrachés.  Le résultat est nul.

J’ai connu les populations de lièvre qui avaient l’air de sortir de terre il y a quelques années mais les pratiques agricoles actuelles et l’utilisation scandaleuse du défoliant pour patates de fin de saison anéantissent tout espoir de remontée.
Dommage, car ces pommes de terre, quelques jours plus tard, se retrouvent dans notre assiette et lors du dernier congrès de cancérologie où j’ai assisté, j’entends encore l’orateur principal s’étonner de l’augmentation fulgurante des cancers du sein, de la prostate, du côlon ainsi que l’explosion des lymphomes et des leucémies : il ne faut pas faire de dessin.
Si ça continue, on ne fera plus la chasse au petit gibier, mais aux responsables directs, ou aux indirects, aux décideurs, qui ont laissé faire de peur de déplaire ou d’avoir des ennuis avec l’une ou l’autre grosse firme ou avec les électeurs…
Mais, des électeurs, il y en a aussi parmi les gens lassés de manger n’importe quoi !!!

Un ami agriculteur, récemment,, me confiait  qu’il avait, avec son père agriculteur également, une seule fois en 20 ans, appliqué un insecticide l’été pour riposter à une attaque de pucerons.
 Mais il me disait qu’actuellement, beaucoup d’agriculteurs l’appliquent d’office en préventif chaque année : comment voulez-vous que les oiseaux, les perdrix et tous autres insectivores trouvent de la nourriture dans de pareilles conditions.  C’est toute la chaîne de la vie animale qui est interrompue à la base.
Je pense que l’AFSCA (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) devrait aussi surveiller le départ de la chaîne au lieu de surveiller seulement la température des frigos, etc, c’est-à-dire la fin de la chaîne, car
la chaîne commence dans les champs, les prairies et les étables : c’est la base de toute notre alimentation.

Actuellement, le faisan, cet opportuniste, ce débrouillard est en train de plonger à son tour malgré nos efforts.
Que se passe-t-il dans nos plaines ? : sont-ce ces insecticides, les herbicides, les granulés pour limaces ?
Un excellent vétérinaire, Monsieur Wauthy, est en train de réaliser une étude dans nos conseils cynégétiques, étude commanditée par les autorités supérieures pour tâcher de se rendre compte d’où vient le problème du faisan.  Cette étude vise les maladies du faisan  nos pratiques de nourrissage, vise l’utilisation de faisan d’élevage,pour ceux qui y recourent, etc… mais il est clair qu’avant de se pencher sur les maladies du faisan, on ferait bien de se pencher davantage sur l’environnement du faisan qui l’empêche de se défendre contre
les maladies.
Ceci dit le travail qu’il fait est très intéressant et nous l’attendons avec impatience mais il me semble que le fait de trouver des maladies ne permettra pas se voiler la face et n’empêchera pas d’admettre que le problème est tout autre.
Il  va sans dire que si le faisan suit le même chemin que la perdrix, c’en est fini du petit gibier, et les chasseurs que beaucoup critiquent sont probablement les meilleurs témoins et accusateurs d’une situation en pleine déroute

Que se passe-t-il dans nos campagnes ?Les abeilles disparaissent de plus en plus.
Miracle, on a trouvé un virus : ouf !Cela va tout expliquer et éviter d’aborder les vrais problèmes
Bien sûr, il y a toujours un virus, il y en a toujours eu dans tous les organismes mais pourquoi se développent-ils, maintenant, ces fameux virus ?  Pourquoi les abeilles ne se défendent-elles plus contre ces virus ? Pourquoi, enfin, ne retrouvent-elles pas le chemin de leur ruche ?
C’est parce qu’on craint pour la pollinisation de nos arbres fruitiers et notre miel ou bien on  s’en moquerait peut-être !
Ne trouvez-vous pas scandaleux qu’il y ait plus de papillons en ville qu’à la campagne ?
J’ai participé au comptage des papillons cet été : catastrophe.  Quel désastre faudra-t-il encore attendre pour que l’on repense à cette phrase d’Einstein :
«  quand l’abeille disparaîtra, l’homme n’en aura plus pour longtemps ».

En tout cas, nous les chasseurs, nous disons : « ça suffit, il faut que ça change, car les prochains c’est nous ! »

Que vont dire nos successeurs, s’il en existe, en voyant le désastre que nous laissons derrière nous ?
Y a-t-il seulement encore des vers de terre dans cet humus qui nous a nourri jusque maintenant ?
Franchement, c’est ce que l’on appelle «  scier la branche sur laquelle on est assis »,  au nom de la concurrence effrénée entre pays, concurrence  à la quantité mais certainement pas à la qualité. !!
Si la race humaine devait un jour disparaître, que ce soit par des échanges de bombe atomique ou simplement par la pollution, une nouvelle bactérie etc… (J’en passe et des meilleures), et que, dans des millions ou des milliards d’années, une autre civilisation débarque sur la terre, ces gens auraient le droit de se demander : « quelle est cette race d’animal qui a atteint un tel savoir et qui s’est éteinte ? Ils ne comprendraient pas !

Réagissons ensemble : pourquoi ne pas subsidier davantage l’agriculture en la subordonnant à la restauration des haies, au respect des insectes et des oiseaux, des mammifères de tous ordres, des vers de terre, des plantes « dites » sauvages, des « soi-disant » mauvaises herbes et des cours d’eau.
Ce serait de la subsidiation « sous condition », une subsidiation beaucoup plus intelligente que celle que l’on réalise actuellement.
Pourquoi ne pas devenir les champions de l’Agriculture biologique, la vraie, que les gens acceptent de payer à son juste prix ?
Assez laissé-faire, il faut agir tant qu’il en est encore temps avant qu’on ne passe tous à la casserole.
Une des mesures urgentes à prendre me semble l’arrêt du défoliant pour pommes de terre .
Il y a moyen de défaner autrement que par la chimie et les pommes de terre dans notre assiette n’en seront que bien meilleures, sans parler de notre santé !!!!  Acceptons de les payer plus cher  mais de payer pour une pomme de terre de qualité.
Idem pour le froment , les oignons, les carotes,etc…

Une autre mesure urgente serait aussi la plantation de haies larges et protégées qui auraient le mérite d’empêcher les grandes inondations et les glissements de terrain et la perte de l’humus.

A votre santé !"

_________________
Si lè d'jin qui diste du mau d'mi saven't çou d'ji pinse dè yeuse : y d'in dir'nt sûr bramint d'pus !
Façon, d’jai toudi faît, l’mi-temps à m’môde, éy l’reste à m' n'’idée. Very Happy


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MessagePosté le: Dim 21 Nov 2010, 10:54 am    Sujet du message: Publicité

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